megalonight 2015 vu par Cédric

Tout commence il y a quelques semaines avec la proposition de Thibault Geffard (raid vallée poupet) de participer à la mégalonight sur le format 6h.
Après avoir pas mal hésité, c’est pas vraiment un format pour moi, un peu long, j’accepte quand même.Je vais donc faire la CO en compagnie d’un mort de faim
qui n’a pas fait de CO depuis quelques temps, étant parti en Tunisie. J’ai un peu peur d’en chier.
Arrivée sur place à 17h, on commence par les bonjours habituels aux connaissances, puis on se prépare à partir pour 6h de CO (un peu moins, on espère bien arriver avant). Au vue de mes dernières perfs et de la présence de Thibault, je compte bien rentrer avec la victoire.
Premier inscrit, premier à partir, 17h50, go les fauves sont lancés. Thibault souhaite que je commence à orienter. On commence d’abord à faire notre parcours en mettant côte à côte les 3 cartes. 6mn pour le tracer. D’autres équipes partis derrière ne tracent pas tout et sont donc devant.
Histoire de «mettre tout le monde d’accord» selon Thibault, on accélère. Oula, faut que je trouve une laisse pour l’attacher, on a certainement un marathon à faire et faut déjà accélèrer pour doubler des équipes mixtes et féminines qu’on ne reverra pas. Bref, balise 218 pointée, c’est parti,205 ok. Et dès la 3ème
balises on merde. On oriente un peu tous les 2, on part à fond, j’ai pas le
temps de prendre mon azimut que Thib est déjà devant. Du coup on s’embrouille et on tourne enrond. Ca rale à côté de moi. Aller on se calme on a le temps de nous appliquer et on va reprendre ce qu’on sait bien faire. 203 valider et on enchaine. Le rythme est trouvé, les balises défilent. Je merde souvent sur mes azimuts, Thib, me recale souvent. Je prends d’habitude plus le temps de m’appliquer, enfin surtout de nuit, et là…
Enfin, 13 balises de prisent sur la première carte, les autres seront pour le retour.
Carte 2, 13 balises de prévues également à prendre sur l’aller, pas trop mal, quelques balises bien cachées, mais on ne traine pas trop. Le rythme est bon, 7.8 km/h de moyenne sur les 2 premières heures. Déjà 15 bornes. On arrive au ravito un peu tôt à 21h35, alors qu’il ouvre à 21h45, heuresement le ravito est là, par encore installé , mais on prend le temps pour faire le plein.
C’est reparti, Thib’fait un peu tout depuis peu, il oriente autant que moi, sauf que j’ai toujours du mal à faire le bon choix, il pointe aussi.
Quelques jardinages parfois comme à la balises 183, où je prends mon azimut d’une charbonnière cartée mais qui ne devait pas être la bonne. Je ramène quand même parfois Thib sur la bonne voix pour éviter des erreurs de précipitation, enfin j’ai du mal à être satisfait de ce que je fais. A 2h30 de course, petite frayeur, la 1ère batterie de Thib tombe en rade suivie de la mienne. Va pas trop falloir trainer.
Les liaisons sur cette carte commence à être longue, d’autant plus que l’échelle est de 12500. Je récupère le doigt à la 195, je me surprends à être pas trop mal physiquement, au bout de 28kms.
On court toujours, très peu de marche voir pas du tout. Mon bide est bien brassé et je ne digère pas trop ce que je mange. Vu que je pointe je suis sorti de la carte et laisse Thib orienté, d’autant plus qu’il le fait à merveille. «faut en profiter je suis dans un bon moment », je n’ose pas répondre et suis mais le bide me brasse de plus en plus, je le suis comme un abruti. Et chose qui devait arriver,arriva, vers la balise 227, je m’arrête et vomi tout. «
On va marcher et rebouffe aussitôt », je suis les conseils de thib, mais ca ne passe pas. Je vais devoir finir sans rien, il reste une bonne heure.
Merde. Thib récupère la puce et continue à bien orienter, je le suis encore plus bêtemement qu’avant. On finit la carte 2 et il nous reste plus que 10 balises. Je cale, j’en peux plus et je suis en hypo. C’est dur !! Je suis lent, Thib prend même le temps de déposer le bilan à 5 balises de la fin. (No stress).
On s’arrange du coup un max pour m’économiser, et Thib fait le max de trajet pour aller aux balises, je l’attends parfois, je suis à bout, mais va bien falloir rentrer. La fin sera longue pour moi, pour Thib aussi qui marche davantage.
On pointe l’arrivée au bout d’une quarantaine de kms en 5h19mn avec un carton plein. Personne n’est arrivé, ça sent bon. Je fais un petit tour chez les secouristes histoire de reprendre un peu de sucre. Et seulement après une heure et une douche je commence à aller mieux, heuresement va falloir monter d’autres marches, celle du podium pour une belle victoire.
Bilan : 38.2kms (pour moi, 41-42 pour thib) en 5h19mn
.
On est les seuls à tout prendre, on aurait eu le temps d’aller moins vite en fait.
En résumé
une course dure pour moi, où j’ai du mal à être satisfait de la victoire au vue de ce que j’ai apporté. Le physique est là et peu de courbatures le lendemain malgré l’hypo et les kms parcourus.
Bravo et merci à Thib pour cette course, à refaire, mais moins long pour moi.

Festival des Templiers

24 coureurs accompagnés pour certains ou certaines de leur famille, en week-end à Millau.

Les plus téméraires se sont attaqués à l’Endurance Trail (100 kms / 4800m D+) :
DEVISMES Damien : 15h29’26’’
BOUCHER David et GAUTIER Jacques : 18h34’42’’
MICHENEAU Benoît et GODET Dédé : 18h40’35’’
BOUCHER Benoît et GAZEAU Christian : 19h26’39’’

Belle équipe solidaire sur l’Intégrale des Causses (64.3 kms/ 2800m D+) :
BARRE Lydie et Jean Pierre, BOUCHER Sylvia, FRUCHET Blandine : 11h22’50

Deux aventuriers sur la Solitaire (entre 65 et 70 kms /3000m D+) :
MANCEAU Damien et GEFFARD Thierry : 14h16’’02

Ambiance féminine sur le Marathon du Larzac (37 kms / 1300m D+)
MANCEAU Anne : 5h53’51’’
BROCQUIN Hélène et GEFFARD Isabelle : 6h49’01’’

Une météo idéale en ce vendredi…
Des moments privilégiés… des paysages à couper le souffle…
Des parcours très techniques mais avec tous la même rage d’être finisher !!

Le samedi, nouveaux défis sur le Marathon des Causses (37 kms / 1600m) :
FONTENEAU Jérôme : 5h27’05’’
HURTAUD Freddy : 5h28’13’’
FONTENEAU Thierry : 6h33’41’’

Et pour finir en beauté le dimanche, une équipe de choc sur le mythique Grand Trail des Templiers (76 kms / 3000m D+) :
BOSSARD Thierry : 14h04’01’’
MOREAU Joël : 14h04’02’’
OGER Arno : 14h11’29’’
FERREIRO José : 14h11’34’’
PASQUIER Guillaume : 16h13’29’’

Un week-end sportif…des moments intenses…
Une belle aventure humaine avec beaucoup de soutien, d’encouragements.
Un cadre tout simplement époustouflant…
De beaux souvenirs !!
Bravo à tous et un grand merci aux assistants !!

Adresse utile :

Gite et Rando EVOLUTIONS
Les Corniches de la Jonte
Stéphanie et Sylvain Riols
12720 Peyreleau
Tél:05.65.62.60.93.
www.gite-evolutions.com

 

Corsica Raid Aventure 2015

Corsica Raid Aventure 2015 : Un podium inespéré !19664512256_8ab7cd97d9_o

« Rien n’est impossible, seules les limites de nos esprits définissent certaines choses comme inconcevables. »

Jour J-5 : Découverte du parcours.
Nous recevons par mail le parcours du Corsica Raid 2015. Cette année il y aura 301km et 9000mD+ à effectuer. Beaucoup de Kayak (70km), et avec le peu de coup de rame effectué, cela risque d’être difficile. De plus, énormément de course à pied et très peu de VTT sont prévus.

Jour J-1 : Départ pour l’Ile de Beauté !

Il est 4h30 du mat’. Après des mois de préparation, c’est le grand départ pour la Corse et en avion s’il vous plait ! Décollage de Nantes à 6h30, direction Ajaccio.
Arrivée sur l’Ile de Beauté à 8h30. C’est le début de la course. Nous devons récupérer la voiture, les VTT, le Kayak, les combinaisons et être à Bastia avant 14h00. Bien attendue, il est 17h00 et après de multiples galères avec le Kayak nous débarquons à Bastia.
On s’installe dans le camping prévu par l’organisation, tout près de Furiani. Nous retrouvons l’autre équipe de RVP venue en voiture. Installation de la tente, check du matériel obligatoire, et récupération des maillots, cartes, cartons de pointages pour l’ensemble du Raid.
C’est déjà l’heure de dormir, demain grand départ du Vieux Port de Bastia.

Jour J1 : Vieux Port de Bastia – Vieux Port de Bastia

Aujourd’hui c’est le grand départ, donné du vieux Port de Bastia (difficile à trouver d’ailleurs). Il est 13h00, les équipes s’élancent toutes les 2min. Pour nous la course débute à 13h48 exactement ! C’est Roro et Thib’ qui s’y collent pour les 9 premiers kilomètres de Kayak. Rien de bien compliqué, il faut effectuer une petite boucle dans le vieux port puis longer la côte pour pointer un poste et revenir. 1h10 plus tard l’aller/retour est réalisé. Il faut maintenant partir en Trail où un 1000mD+ attend David et Roro. Pas de perte de temps, les gars repartent aussi sec. Toute la montée est difficile pour Rodolphe qui souffre de la grosse chaleur, mais que la vue est belle au sommet du Serra di Pigno !! La descente se fera à bloque en compagnie du gros team québécois.
Arrivée au CP, le chrono est arrêté pour aujourd’hui. David et Thib’ repartent pour un petit trail patrimoine. Le but : Répondre à des questions culturelles sur la vieille ville de Bastia. Dix questions, chaque bonne réponse rapport une bonification d’une minute… 10/10 pour Raid Vallée de Poupet !
C’est la fin de cette première étape. Nous sommes classés 3ème à 1minute d’une équipe espagnole et à 2min des Québécois, quelle surprise ! Il ne faut rien lâcher, il reste encore 5 étapes et 4 jours de course !

Jour J2 : Plage d’Ostriconi – Lumio

Il faut se réveiller tôt en ce deuxième jour. Toutes les équipes sont déplacées à 40 min de Bastia pour prendre le départ sur la plage d’Ostriconi.
Aujourd’hui, c’est la grosse étape de Kayak, 32km d’une traite !! Arrivée sur le parking, il faut dans un premier temps, transporter le Kayak pendant 10min sur l’épaule pour rejoindre la plage.
Il est 8h30, le départ est donné. David et Thib débutent la première portion de 11km. Toujours rien de compliqué, il faut ramer, ramer, ramer… De temps en temps des balises sont positionnées sur des petites plages. Cette première portion est effectuée en 1h20. David laisse sa place à Roro et nous sommes la 5ème équipe à repartir pour cette deuxième portion de 14km. Les premiers ont déjà 10min d’avance…
Au large de l’Ile Rousse, la vue est magnifique, on en oublierait presque la douleur dans les bras !
Ça fait plus de 3h30 que les équipes sont parties de la plage d’Otirconi. La deuxième portion de Kayak s’achève et Thib laisse sa place à David pour les 7 derniers kilos !
Pour cette troisième et dernière portion un allé retour de 3,5km à effectuer avec une balise à pointer à l’extrémité ! Rien de bien compliqué ! David et Roro sont de retour au bout de 1h00, les premières équipes sont repartis il y a déjà plus de 30 min. Toujours en 5ème position David et Thib repartent pour 8km de Coastering (Trail au bord de la mer).
Il faut longer la cote mais pas facile de trouver le chemin. Il y a beaucoup de single et les cartes ne sont pas précises. Nous arrivons temps bien que mal à nous orienter. De plus, La chaleur est étouffante et tire sur les organismes… En moins d’une heure ce coastering est terminé. Roro a préparé les VTT. Il repart avec Thib pour 25 bornes qui s’annoncent terribles…
Les premiers kilomètres se font bien, les gars récupèrent même quelques équipes mais une crevaison vient tout chambouler… La bombe anti-crevaison ne fait rien, il faut changer la chambre et la pompe fonctionne mal. Bref, 10 minutes de perdues. Le moral est au plus bas, beaucoup d’équipes nous ont doublés. Thib paye les efforts pour récupérer le temps perdu… et une longue portion de portage nous attend… Et malgré les difficultés à s’orienter (merci l’altimètre), Roro et Thib arrivent à Lumio en compagnie, encore une fois, des québécois !
Il reste un trail de 6km et 350mD+, David et Roro s’y collent. Thibaut est dans le dur, le VTT a laissé des traces. La montée est très raide, un poste nous attend au sommet du village de lumio. La vue est belle. Il faut redescendre pour effectuer un rappel de 20m…
Cette longue journée de 75km est terminée. Le village de Lumio nous offre à manger, et ça fait du bien ! Le classement tombe, nous sommes 2ème à 25min des espagnols ! Les québécois nous talonnent à 4min ! On est reste dans le coup…
L’organisation nous informe que le lendemain, la deuxième partie du trail sera annulée et remplacée par 35km de VTT autour de Calacuccia. La météo annonce de gros orages en début d’après-midi !

Jour J3 : Etape de jour : Bonifato – Calacuccia

Pour cette troisième étape, nous devons encore une fois nous lever tôt (4h00). Cette étape est annoncée difficile sur le légendaire GR20. Il est 6h00, le départ est donné de Bonifato. David et Thib partent vite. Ils veulent mettre la pression sur les espagnols…
La pente s’élève vite, nous essayons de creuser l’écart. Toutes les relances se font en trottinant. L’ascension se fait à un bon rythme. Les Espagnols nous on toujours en visuel, ils ne sont pas très loin, 1 à 2min.
Ça fait 1h30 que les équipes sont parties. Le sentier se fait de plus en plus technique et thib commence à payer les efforts du début. Les Espagnols viennent de nous rejoindre, nous faisons route vers le sommet ensemble…
Sur la fin de l’ascension, ils prennent légèrement le large. Thibaut ne se sent pas au mieux.
Le sommet est atteint au bout de 2h30, nous apercevons les espagnols, ils sont à 2min.
Le début de la descente est très technique mais la vue sur Asco est encore une fois magnifique. Un contrôle de sac surprise attend les équipes en plein milieu de la descente. Tout le monde est arrêté 2min. C’est tout bon pour nous.
Il n’est que 9h00, David et Thibaut arrive à Asco, en deuxième position. Le Chrono est arrêté. Comme prévue hier, la deuxième partie du trail est annulée. Il faut faire 2h00 de voiture pour rejoindre Calacuccia et enfourcher les VTT.
Rodolphe et David s’élancent, il fait beau et chaud ! Les premiers kilomètres se font bien, mais un gros nuage noir se rapproche de nous ! Quelques kilomètres plus tard l’orage est là. On se couvre et il pleut de plus en plus fort. David commence à être dans le dur. Le moral n’est pas vraiment au rendez-vous…
Nous terminons temps bien que mal cette difficile section VTT en 3h45. Les Espagnols, plus à l’aise, on prit une large avance.
A l’arrivée, un nouveau contrôle des sacs, plus poussé, est effectué sur toutes les équipes. Ils manquent du matos pour nous… 30’ de pénalité !
Il faut maintenant se reposer, il faut enchainer la section de nuit. Départ 22h00 de Calacuccia.

Jour J3 : Etape de Nuit : Calacuccia – Porto

Les équipes sont plus ou moins reposées. Il est 21h50, il faut rejoindre le centre de calacuccia pour prendre le départ de cette longue étape de nuit.
Il est 22h00 pile, Rodolphe et Thibaut s’élancent en VTT. Un 4×4 amène les équipes au pied de la cote (8km, 600mD+). Les fauves sont lancés. Les espagnols mènent d’entrée un train d’enfer. Nous restons au contact !! Toutes les équipes décrochent du wagon. On ne lâche pas le morceau. Rodolphe est même plutôt en forme et veut aller un peu plus vite. Thibaut préfère gérer, il doit enchainer avec le trail.
Nous arrivons en haut de cette longue cote au bout de 45min. Il ne reste plus que les espagnols et Raid Vallée de Poupet !! Pas de frontale derrière nous.
Nous attaquons ensuite une longue portion faux-plats montants et descendants sur des pistes roulantes ! RAS !
Déjà 2h00 que nous sommes partis. Au loin des frontales arrivent à pleine vitesse. Ce sont les québécois. Ils nous doublent. Tout le monde se regarde et les laisses filer…
Ces 32km de VTT finissent par une longue montée sur route, jusqu’au col de Vergio. Roro pousse Thib qui est dans le dur.
00h30, la section VTT se termine en compagnie des espagnols. Les Québécois sont repartis il y a 5min.
Rodolphe laisse sa place à David pour le trail de 25km (400mD+ et 1800mD-). Thibaut est dans le dur et essaye de se ravitailler…
Nous effectuons une transition plus rapide que les espagnols. Nous sommes seuls, l’objectif est de revenir sur les québécois !
David donne le rythme dans cette première descente technique. Thibaut se refait rapidement la cerise puis à l’approche d’une piste nous rattrapons les québécois ! Le moral est bon, et nous continuons notre petit bonhomme de chemin en laissant les québécois sur place…
Au bout d’une 1h20, au premier CP, nous sommes en tête. Une fois le village d’Evisa traversé, une longue descente technique nous attend avant de remonter sur le village d’Ota. David donne toujours le rythme et Thibaut vérifie l’itinéraire. C’est bon, la descente technique est passée. Nous attaquons la petite montée vers Ota (200mD+).
Il est 3h00 du mat’. Les camels bags sont vides. Heureusement, une fontaine coule dans ce charmant petit village !!
Toujours seuls au monde, il ne reste plus beaucoup de kilomètres à parcourir !!! Nous empruntons une longue portion de route avant de retrouver de nouveau un chemin. L’arrivée est proche, mais la fatigue se fait ressentir. David et Thibaut commencent à avoir quelques hallucinations… Les cadavres de vaches, personnes de l’organisation et sac à dos ne sont que des rochers… Bref. Il est 4h20 du mat’ et nous arrivons en tête avec 20min d’avance dans le magnifique centre bourg de Porto !
Il est temps d’aller rejoindre Rodolphe au camping d’à côté pour enfin dormir un peu ! Une longue journée nous attend dans 2h30…

Jour J4: Porto – Piana – Cargèse

Il est 6h15, Thibaut se réveille… suivi de David et Rodolphe. L’étape de nuit à laisser des traces. Tout le monde a de petites mines. Quasi rien n’est avalé au petit dej’, les estomacs sont douloureux…
Il faut trouver la force de mettre les combinaisons, une petite nage en mer de 300m attend David et Rodolphe.
Il est 8h00, nous apprenons l’abandon des québécois, sur douleur gastrique… Et le départ est donné toutes les 2min par l’ordre inverse du classement.
Nous sommes deuxième, on s’élance donc en avant dernière place !! La Nage réveille tout le monde et le petit trail de 1km est rapidement effectué.
David cède sa place à Thibaut pour les 7km de kayak. La mise en route est difficile, mais la vue sur les calanques de Piana est superbe !! Nous arrivons en même temps que les espagnols dans le bas de Piana, sur une petite plage. Il faut remonter le kayak sur le parking situé 400m plus haut. Les ennuis commencent.
Le kayak est tellement lourd que nous ne savons pas comment le remonter, sur l’épaule ? En le tirant par terre ? Nous essayons tout !
Au bout d’un quart d’heure, le parking est à vue. Les derniers 50m sont fait dans la douleur…
Il faut maintenant remonter sur Piana, 400mD+ à effectuer sur peu de kilomètres. Roro est dans le dur mais le rythme est correct !
Nous arrivons sur Piana. Thibaut laisse sa place à David qui part sur le canyon. Rodolphe a pris le temps de manger et a récupéré.
Encore 100mD+ à faire pour s’y rendre. Nous rentrons dans le canyon en 7ème position. La première partie se passe bien, mais arrive le moment fatidique. Un concurrent saute dans la mauvaise vasque juste devant nous… La personne de l’orga chargée de la sécurité doit absolument le remonter et ne veut pas nous laisser passer. Trente minutes plus tard, nous pouvons enfin finir le canyon et rejoindre Piana.
Il est 14h45, l’organisation ne nous laisse pas repartir en VTT.. La pénalité va être salée ! Seul 5 équipes sont reparties, dont les espagnoles (1er) et Los Bomberos 81 (3eme).
Nous reprenons donc la voiture pour rejoindre le départ du Trail de 7km (350mD+) le long de la mer.
David et Thibaut repartent rapidement pour avaler ces 7km. La première montée est rapide mais David est à la peine ! Une petite erreur d’itinéraire dans la descente nous fera faire 1km et une frayeur de plus… Et oui, quand un paysan vous intimide avec un fusil sur le siège de son 4×4, il y a de quoi avoir peur. Cette erreur nous met un petit coup au moral, heureusement l’arrivée est tout près !
David est rincé, Roro rentre en action et enchaine avec Thib sur un coastering de 10km.
Rien de bien compliqué, il faut longer la côte. Le parcours est « casse-pattes », il y a beaucoup de relance et Thibaut en paie le prix cher… La longue plage avant de remonter sur le charmant village de Cargèse assomme Thibaut, de plus les camels sont vides depuis plusieurs kilomètres.
Arrivée sur Cargèse, Thibaut crac et donne sa place à David pour finir le petit trail patrimonial dans le village (4km). Ce n’est pas long mais les petits dénivelés à franchir sont difficiles surtout sous la chaleur étouffante qui est présente depuis ce matin !
La journée a été longue, nous allons nous installer dans le camping qui est déjà plein… Beaucoup d’équipes n’ont pas continuées le Raid après le canyon, certaine sont restées bloqué 4h00…
Il est déjà 22h00, nous allons au dodo, il reste une 6ème et dernière étape demain !

Jour J5 : Ajaccio – Pitrusseda

Dernière nuit sous tente et dernière journée de Raid. Il fait toujours aussi beau et chaud !! Il est 7h00, nous prenons notre petit dej’ tranquille avant d’effectuer le petit transfert en voiture vers Ajaccio pour prendre le départ de la première section Kayak de la journée !!
Il est 9h00, les équipes s’élancent. David et Rodolphe se charge de faire les 11 premiers kilomètres qui seront un supplice pour David…
Les gars arrivent au premier CP, à plus de 10min des premiers… Rodolphe reste dans le Kayak et Thib remplace David.
Les gars remontent quelques équipent et arrivent sur le canyon marin. Pas de perte de temps, il ne faut pas se faire avoir comme hier. On enfile vite les combis et c’est parti. Tyrolienne qui tombe dans la mer pour commencer, vient ensuite des petits sauts de 2-3mètres puis pour finir un beau saut de 10m !! Excellent !!!Par contre il faut nager 300m pour revenir sur la rive. Pour corser la chose, Roro avait pris son sac avec lui… Du coup, vêtements, bouffe, frontale… trempés ! (beau moment de rigolade quand on y repense).
Nous restons tout de même dans la course, il faut reprendre une dernière fois le kayak (5km). Roro donne sa place à David et nous repartons en 5ème position, les premiers sont à 15min.
Une petite balise à pointer et cette dernière section de kayak est vite avalée malgré tout !
La plage de Pitrusedda accueil l’arrivée de cette section kayak. David laisse une nouvelle fois sa place. Il y a maintenant un VTT de 24km et 650mD+, Thibaut et Rodolphe repartent rapidement. A peine un kilomètre est effectué lorsque Rodolphe se rend compte qu’il est dégonflé sur l’avant… Petite engueulade dû à la fatigue, on regonfle et c’est reparti, à une bonne allure…
La première montée est vite avalée, nous avons doublé une équipe. La descente est assez technique dans des petits singles, il faut faire attention. Dernière montée de 150mD+ et une longue descente encore une fois technique nous attends.
Arrivée au CP, les espagnoles repartent juste sur le trail Orientation. David récupère la carte et repart avec Thibaut 5min plus tard.
Le rythme est soutenu pour cette dernière épreuve du Raid. Les balises s’enchainent bien, nous doublons à nouveau une équipe.
A l’approche d’une balise, nous entendons les espagnoles. Nous arrivons à leur niveau, ils sont surpris de nous voir ici !! David veut accélérer mais Thibaut ne peut pas. Nous décidons de rester avec eux.
Le reste du trail se fera en compagnie des espagnoles. Il est aux alentours de 17h30, ça y est le Corsica Raid est terminé…
Le buffet de fin de Raid récompensera toutes les équipes sur le podium. Et c’est avec joie que nous montons sur la troisième marche !! Derrière les castrais Los Bomberos81 et les Espagnoles de Two Nav Terre de L’Ebre.

LA CABANE PROVIDEN…CIEL – Week end Ski de Rando

LA CABANE PROVIDEN…CIEL

« Vivre, c’est faire de son rêve un souvenir ». Cette devise de l’écrivain-aventurier Sylvain Tesson, est sans doute celle que s’appliquent Guillaume    et Geoffrey, baroudeurs dans l’âme et découvreurs de nouveaux espaces. Dans leur désir de partage, nos deux aventuriers ont invité plusieurs de leurs potes de Raid Vallée de Poupet à se laisser aller à explorer leurs limites.

Retour sur trois jours hors du temps dans l’univers minéral des montagnes espagnoles.

Il était une fois …Guillaume 1er le spécialiste, Roro de Bamako, Jo son ami intime, David et Ben les frangins, Nathan l’ostéo, Thibaut le beau gosse, Thierry bientôt papy, Geoffrey le discret et Jérôme sponsorisé par Ricard.

Un seul but pour tous, rallier le plus rapidement possible les montagnes Pyrénéennes. Jeudi 19 mars 18h, le mini bus prend la route, direction Luchon. 0h30, première étape. Campement improvisé au bord d’un torrent, la nuit a été courte. Lever 7h pour un petit déjeuner copieux dans une boulangerie. Nous sommes attendus à 8h à Luchon pour récupérer le matos.

10h, appel de Geoffrey. Il nous attend côté espagnol. Nous quittons Luchon en direction du parc national d’Aigues Tortes. Arrivé au parking, chacun s’équipe. Le début de la piste est à quelques mètres et la neige est abondante. Face à nous, le cirque de Colomers. Les premiers cols se dressent en toile de fond avec le reflet des rayons du soleil. Il est un peu plus de 11h…

Le ski de rando : un apprentissage difficileDCIM100GOPRO

Skis aux pieds et bâtons en mains, nous voilà en partance pour trois jours de pur dépaysement, en autonomie complète, avec 10 à 12 kgs sur le dos. Pour certains, la mise en action est poussive. Le ski de rando demande technique et expérience. Ne pas lever le ski mais pousser avec le pied pour le faire glisser sur la neige. Quelques détails à rectifier et le groupe s’étire sur quelques dizaines de mètres. Après une heure de glisse sur un sentier en faux plat montant dans une forêt de conifères, nous arrêtons casser la croûte près d’un chalet aux volets clos. Il est environ 13h et le ciel s’assombri.
Roro est inquiet, ses chaussures le blessent…Jérôme qui revient de blessure, peine à trouver son rythme, Thierry se plaint de douleurs aux pieds et se trouve à la traîne accompagné par un Nathan en mode saint Bernard.

En ce milieu d’après-midi, le soleil brille de nouveau sur nos têtes. « Que la montagne est belle » chantait Jean Ferrat, certes mais elle se mérite. Les premiers dévers et les premières conversions mettent à contribution la plupart des apprentis que nous sommes. Le rythme baisse et Guillaume sent que la fatigue gagne progressivement le groupe. Nous décidons alors de rejoindre la cabana d’Estanh Obaga repérée sur la carte et située à 2235m.
Aux environs de 16h30, nouDCIM100GOPROs atteignons ce que nous croyons être notre El dorado. Perdue sur un flan de la montagne, notre auberge de « jeunesse » n’a pas forcément bien vieillie dans ce milieu hostile. Le rez-de-chaussée ressemble à un local de conservation de neige congelée, donc inhabitable. Reste l’étage supérieur. Nous y accédons par une fenêtre étroite. De prime abord, le plancher n’inspire pas totalement confiance, mais le meilleur est à venir. En levant le nez et en fonction de notre place dans la « pièce », nous sommes soit sous le toit ou sous un coin du ciel encore bleu en ce premier jour du printemps. La nuit promet d’être romantique…et étoilée
Les cinq heures de rando et les 700m de D+ ont été rudes pour les pieds et les organismes de quelques-uns. Les « compeed » sont de sortie et Thierry est sollicité pour jouer l’infirmier de service. Guillaume propose thé et café chauds pendant que Geoffrey, Thibaut et Nathan repartent à l’assaut d’un sommet. Roro joue les femmes de ménage imité par David, Jérôme et Jo. Ben, malade depuis le départ, essaie de récupérer, aidé en cela par l’aspirine et le paracétamol. Au fur et à mesure que le jour décline, la vie s’organise dans l’auberge.

20h15, tout le monde au lit…et Buona notte !

19h, l’heure de l’apéro. Au choix, Ricard ou whisky breton. Merci à David et Jérôme pour le transport. Un véritable moment de bonheur avant de faire péter les Bolinos. Et chacun sort son ravito. C’est au choix ; jambon blanc, rillettes de thon, lyophilisé, pain, fromage, fruits…
Les frontales sont allumées, la nuit est tombée et le silence s’installe. Les duvets sont dépliés et après réflexion, chacun va pouvoir bénéficier d’un petit coin de toit pour passer la nuit. Nous serons 10 sur environ 4 à 5 m2.

Les places sont chères. Roro et Jo sont déjà serrés très fort l’un contre l’autre…la nuit promet d’être torride. Quelques effluves viennent parfumer discrètement l’atmosphère et les premiers ronflements se font entendre entre deux raf ales de vent. Il est 20h15…La nuit sera longue pour les insomniaques.
Réveil aux aurores. Une fine pellicule de neige recouvre les sacs à dos. Le vent s’est calmé. A peine a t- il ouvert un œil que Guillaume propose de partir dès 8h. Ca bougonne dans les duvets. Finalement, il réussira à convaincre Geoffrey, Thibaut, David et Nathan pour le pic Atera à 2800m. Trois heures plus tard, ils seront de retour. Tout a été rangé et les sacs sont prêts.
Malgré des tentatives désespérées, Roro n’a toujours pas réussi à joindre Patricia. Ce sera peut-être pour le soir.

Deux cols dans le vent et la neige.DCIM100GOPRO

Au départ de la cabane, nous longeons le lac Estanh Obago mais très vite les conditions météos vont se dégrader en ce début de journée de samedi. Geoffrey et Guillaume se consultent fréquemment pour optimiser l’itinéraire. Le col de Pado (2600m) est franchi sous la neige avec un vent qui souffle en rafales. Nous décidons de déjeuner derrière une corniche. La bonne humeur est toujours d’actualité. Le pain est un peu dur et il manque un p’tit coup de rouge avec le sauciflard mais Roro nous promet du Duphilo au refuge…vivement le soir.
Il faut maintenant penser à aborder les premières descentes de notre we. Du plaisir pour tous …enfin presque. La neige est bonne et les spécialistes s’en donnent à cœur joie. Très vite David, Ben et Thierry décident de déchausser pour éviter de trop chuter. C’est moins cool mais ça gagne du temps. Un peu plus tard, les frangins s’y mettront à leur tour. Pour papy, il faudra attendre des pentes beaucoup moins austères.

La journée avance, le gDCIM100GOPROroupe est passé au col de Port de Colieta (2558m) sans encombre. Une dernière descente dans la poudreuse et il nous faut attaquer un mur pour trouver le refuge d’Okenta Calvell, un vrai celui-là. Nous touchons au but à 18h30. 7 heures de rando pour les uns, 10 heures pour les autres. La journée a laissé des traces et la nuit sur des matelas, des vrais, va être la bienvenue…surtout avec un petit verre de Duphilo avant de se coucher.
Briefing de début de soirée autour d’un verre de Banyuls, gracieusement offert par Geoffrey le discret. Guillaume a encore des fourmis dans les jambes et propose à ceux qui le souhaitent de bifurquer vers le pic de Tumeneia (2783m) avant de rejoindre le parking. Le risque, c’est de ne pas être à Luchon pour midi pour rendre le matos et dans ce cas il faudra attendre 15h. Cette proposition n’enchante pas grand monde exceptés Thibaut et Nathan. La météo risque d’être mauvaise, donc pas de visibilité là-haut. La décision est prise : lever 6h pour un départ à 7h et on ne va pas au pic.

Un dimanche en pente douce…

Ce n’est pas le Duphilo qui nous aura empêchés de dormir. La nuit a été calme et paisible pour tout le groDCIM100GOPROupe. Après un petit déjeuner sur le pouce, la caravane reprend sa route. La pente prend soudain du pourcentage en ce jour du seigneur. Ben se trouve en difficulté dans un dévers. Malgré les encouragements des « bons » copains un peu rigolards, Geoffrey sent vraiment le danger et lui prodigue quelques conseils pour le tirer de cette mauvaise posture.
La dernière ascension a été difficile. Petite pause pour recharger les batteries avant d’entamer la longue descente vers le parking de Colomers. Si l’on veut être à l’heure (10h30), il nous reste 45’. Chacun fait la descente à sa main, c’est la fin d’une belle aventure collective qui s’achève un peu dans la précipitation. Il est 11h et nous devons être à Luchon avant midi.
Nous quittons Geoffrey trop rapidement au gout de tous. Retrouvailles prévues dans quelques semaines pour le raid des Flying. Guillaume a pris le volant et ça se secoue. Par sécurité, Nathan appelle le magasin et négocie notre arrivée vers 11h50. C’est bon on sera à l’heure. C’est du moins ce qu’on croit jusqu’à la déviation mise en place suite à un éboulement de rochers sur notre itinéraire.

Nouvel appel au magasin. Nathan, en fin négociateur, réussi à obtenir 20’ de plus. Cette fois c’est bon. Le matériel est restitué dans les temps. Ouf, on peut enfin souffler et penser à appeler la famille. Sur les conseils du propriétaire du magasin, on décide de se faire un resto à Luchon. L’adresse est bonne.
A 14h, nous reprenons la route vers la Vendée. Jo s’est mis au volant. Les jambes sont lourdes, les corps crasseux et les chaussettes sales. Grâce au déodorant de Jo, l’air est encore respirable dans le mini bus. Guillaume s’autorise un petit roupillon. On s’est tous mis en mode digestion.
Le voyage se fait dans la bonne humeur, fil conducteur de ces trois jours d’aventure. Maintenant c’est sûr, notre rêve est devenu un souvenir…
Un grand merci à toi Guillaume et à ton pote Geoffrey. Jérôme, sache que notre proposition tient toujours et merci pour ta bonne humeur communicative. En espérant que le Duphilo de Roro aura apprécié le voyage. Sait-on jamais, peut-être se sera-t-il bonifié ?…
Un grand merci à nos épouses qui, nous le savons, ont été parfois inquiètes de ne pas avoir de nouvelles. Croyez bien que ce fut une préoccupation de tous les instants d’essayer de vous contacter, mais sans réseau…

Annapurna Ultra Mountain II (Népal)

L’Annapurna (8.091 m) est un sommet himalayen qui tient une place particulière dans le cœur des Français puisqu’il fut conquis par les alpinistes Maurice Herzog et Louis Lachenal le 3 juin 1950. Ce jour-là, à 14 heures, un homme vainquait pour la première fois un sommet de plus de 8.000 mètres. De nos jours, cette montagne est la moins fréquentée des dix « 8.000 » que compte le Népal.

La seconde édition de cette course d’un jour a eu lieu le dimanche 26 octobre 2014, entre le Camp de Base des Annapurnas (4.130 m) et le Lac Phewa à Pokhara (820 m). Au programme : 74 km (+2.200 m, – 5.400 m). La course a été précédée d’une marche d’approche et d’acclimatation de cinq étapes (120 km, + 6000 m, – 3000 m) avec un passage à Poon Hill (3.194 m). Cet ultra-mountain s’est fait en semi-autonomie et avec un portage léger.

L’idée symbolique de cette course, était de quitter l’univers himalayen et minéral de l’Annapuna base Camp (4130m) en touchant de la neige et la moraine du sanctuaire des Annapurnas avec un drapeau de prière. De traverser toutes les strates de la géologie Népalaise…pour arriver dans l’ambiance tropicale de Pokhara (840m), en mouillant le drapeau de prière dans les eaux du lac Phewa, face au temple de Vahari. Tout cela en une seule étape …et en partageant ces moments avec mon fils Thibaut.

« Dans la famille Geffard, on se plait à mélanger amour de la nature et dépassement de soi. Et à ce petit jeu, le fils a rapidement emboîté le pas du père qui depuis le début des années 2000 a enchaîné plusieurs Ultras (La Réunion, le Mont Blanc, les Pyrénées…) »

Et pour tout dire, nous avions un rêve, celui de participer à une course au Népal. Le projet prend forme début 2014. Aidés par Bruno Poirier, journaliste sportif à Ouest France et son association les chevaliers du vent, nous nous mettons en quête des 3 500€ nécessaires à sa réalisation. (Généralement, c’est la partie la plus difficile de la course, même s’il n’y a pas de dénivelé !). Nous bouclons tant bien que mal le budget… quand on aime, on ne compte pas.

Nous sommes 25 coureurs de 5 nationalités différentes (Népalais, Anglais, Suisse, Italien et Français). Tout ce petit monde va apprendre à se connaître et s’apprécier pendant les cinq jours d’acclimatation nécessaires avant ce type de course en haute montagne.

La veille de la course, la neige fait son apparition et la température chute. Nous couchons au camp de base du Machhapuchhare (3700m). Le jour J, réveil à 4h30. Nous montons rejoindre le camp de base des Annapurnas (4130m) d’où sera donné le départ à 6h30. La T° avoisine le -10°.

Les 10ers kms (en descente) sont très périlleux. Les nombreuses marches sont glacées et il faut jouer parfois les acrobates pour éviter la chute. Une fois dans la forêt de rhododendrons, tout s’arrange. Une succession de « faux plats népalais », et nous plongeons dans une vallée encaissée. Je suis toujours en compagnie de Thibaut qui commence à avoir des fourmis dans les jambes. Se présente alors la tant redoutée montée vers Chhomrong et ses 2200 marches. Le gamin me fausse compagnie et je comprends à ce moment que je vais faire les 50 derniers kms, en solitaire.

Qu’à cela ne tienne ! C’est l’aventure. Le balisage est très sommaire (à la Bruno Poirier ! une petite flèche bleue et un drapeau de prière par-ci par-là) mais nous avons chacun un road book. Au 1e pointage de Chhromrong (20e km), Thibaut a 10’ d’avance.

J’ai pris un sérieux coup de vent dans la montée. Au 2e pointage (30e km), il creuse l’écart. Je remarque qu’il a rejoint le suisse Marco Gazzola du Team Salomon Suisse qui est en compagnie d’Arianna Régis, la belle italienne du Team Hoka Italie et sa compagne dans la vie. La veille, Marco avait des problèmes digestifs et a décidé de faire la course avec Arianna. C’est dommage car il était sans doute en mesure de rivaliser avec les népalais.

Au départ, l’objectif de la plupart des coureurs était de rallier l’Austrian Base camp (45e kms) avant 15h. Passé cet horaire, la direction de course nous obligeait à s’arrêter pour repartir le lendemain après une nuit de repos. Vue la tournure que prend ma course, je commence à douter. Il me reste encore plusieurs kms pour rejoindre ce camp de base. Il est 13h30, c’est foutu pour la barrière horaire pense-je. Je ravitaille dans un village et avale rapidos un Dal Bath (plat népalais composé de riz, d’une soupe de pois et des légumes).J’ai pas grand-chose dans le ventre depuis le départ…

Surprise, 1h30 plus tard, un pisteur népalais m’indique que je suis à 1 km d’Austrian base camp (45e km). Il est un peu plus de 15h…

…Pour Thibaut et douze autres coureurs, c’est passé. En ce qui me concerne, je pointe à 15h20. Le temps est clair avec un soleil lumineux. Je négocie avec les 2 commissaires qui m’autorisent à continuer. Super, je vais coucher dans un bon lit ce soir à Phokara ! Un peu plus tard, ils laisseront la népalaise Sumitra Kojo (2e femme) faire de même.

Il reste 29 kms de course. Je dois maintenant rejoindre Sarangkot avant la nuit (1592m, dernier village avant l’arrivée). La descente sur Pokhara est très risquée (750m de D- sur 3,5 kms, les spécialistes apprécieront). Il faut absolument que j’avale les 20kms que m’en sépare en moins de 3heures. Ça va être chaud avec tous « les faux plats Népalais » entre Naudanda et Sarangkot.

J’ai le moral au beau fixe et des jambes de feu. J’effectue les 400m de D- entre Austrian base camp (2265 m) et Kande (1770m) en 25’. Je double un népalais blessé à qui je propose mon aide…mais il semble vouloir se débrouiller seul. Il arrivera tard dans la nuit.

A Kande, je m’arrête quelques instants pour admirer le point de vue et en profite pour me ravitailler. Pokhara est visible à 25 kms, tout au fond de la vallée. La journée avance et dans 2 heures il fait nuit. Je chemine durant 2 à 3 kms le long d’une route où la circulation est dense avant de rejoindre une piste en terre. J’arrive à Sarangkot dans la pénombre. Il est 18h et je suis un peu vaseux. Deux jeunes népalais me remettent sur le bon chemin. Je n’avais pas vu le fléchage au sol (du bleu foncé la nuit ! du Bruno Poirier j’vous dis).

Me voilà dans la descente, il reste 7 kms. Thibaut ne doit pas être loin de l’arrivée…si ce n’est déjà fait.

Je suis prudent, j’ai allumé ma frontale. J’ai effectué environ 300m quand j’aperçois trois loupiotes devant moi. Les trois s’arrêtent. Qui sont-ils ? Je suis vite renseigné. Je reconnais la voix de Fabien Brusson. Il est accompagné du marseillais François Navarette…et de Thibaut.

Thibaut a laissé partir Marco et Arianna pour accompagner Fabien qui se trouvait en difficulté. Preuve que la solidarité prime dans ce genre d’épreuve de l’extrême. Chapeau le gamin !
Dans la descente, les cuisses sont bouillantes. Je paie les efforts consentis depuis Austrian base camp. Nous accédons à Pokhara par la plage. Il reste 3 kms avant l’arrivée. Je suis rincé et un peu déshydraté.

Il est aux environs de 19h45, c’est le début de soirée à Pokhara. Bars et restaurants s’animent. Nous sommes obligés de slalomer sur le trottoir entre des touristes et des népalais complaisants parfois admiratifs …de voir débarquer des montagnes ces aventuriers de l’inutile.

Nous franchissons la ligne d’arrivée tous les quatre, en 12h42’, loin derrière le vainqueur népalais Upendra Sunuwar (8h16’) et Phurdorjee Lama Sherpa (8h26’). Pour l’anecdote, nous serons classés à la 11e place ex-aequo. Marco et Arianna prendront la 9e place en 11h33’. Le podium est complété par le jeune anglais Alfie Pierce-Higgins et l’inusable Bruno Poirier (alias Poiriof) en 9h51’.

8 coureurs ont été arrêtés à Austrian base camp. Ils sont franchis la ligne le lendemain matin accueillis par les arrivants de la veille. A noter un seul abandon pour des problèmes digestifs.

CO Mélusine

Dimanche 1er février 2015 – CO des Echappés de Mélusine – Forêt de Mervent

 

Nous nous rendons du côté de Mervent, avec les filles de RVP, où la traditionnelle CO² est organisée par nos amis de Mélusine !

C’est encore « grippé » que j’attaque cette CO. En plus, pour pimenter la chose, je suis inscrit seul… Autant dire que je vais faire ça en «détente »

Nous arrivons vers 8h15, nous récupérons les cartons de pointage, petit café, puis changement de tenue pour tout le monde.

Je prends le départ vers 8h45. Carte en main, je fais, comme d’habitude, mon itinéraire. Je pars donc direction le poste 25 (je vais tourner dans le sens inverse des aiguilles). J’ai du mal à rentrer dans la carte et pars complétement à l’opposé du poste, je suis vite recalé grâce à la route. Poste 25 pointé, je tape mon premier azimut direction le poste 18 et j’essaye d’accélérer le pas… Le corps ne veut vraiment pas, je suis essoufflé comme jamais mais pas de problème pour trouver la toile.

Ensuite, je reprends le chemin pour taper le poste 7. Le léger faut plat m’oblige à marcher, impossible de courir… Une fois le poste 7 en main, j’adopte un petit rythme de croisière pour rejoindre le poste 26. Poste 26 en poche, j’essaye un azimut « longue distance » pour rejoindre le poste 8. Et je tombe dessus ! Ensuite, tout s’enchaine bien dans cette partie « plate ».

J’arrive dans sur une première partie vallonnée au niveau du poste 17. Toujours impossible de courir en cote et les relances sont difficiles. Poste 17 : ok, azimut sur 21 : ok. Je reprends le chemin pour pointer le poste 6 puis j’enchaine bien, 10, 5, 29, 4, 11, 30, 22, 34, 37, 31…

Ça commence à être difficile physiquement, mon azimut pour taper le poste 3 est approximatif (voir trace) mais je l’aperçois au loin. Ça m’évite une bonne séance de jardinage car je partais beaucoup trop à droite…

Ensuite direction, les postes 23, 13, 16, 35, 2. J’arrive sur le poste 14, le numéro sur le terrain est écrit « 24 ». Je me pose quelques questions, dans un premier temps je pense que c’est une balise pour la rando, je descends un peu pour voir s’il y en a pas une autre, rien, je remonte, rien… Du coup, je pointe le poste, on verra à l’arrivée…

Pour finir, 32, je remonte sur l’observatoire (12), 15, 1, 24. Je traverse le barrage pour prendre le poste 36, puis longue montée en marchant pour rejoindre l’arrivée. 2h12, je suis rincé et étonné d’avoir fait carton plein car la forme n’était vraiment pas au rendez-vous.

Merci les échappés, encore une fois une super CO, j’ai toujours l’impression de redécouvrir la forêt !

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CO Raid Pays de Vie

Course d’orientation Raid Pays de vie 25 Janvier 2015

 

Nous sommes déjà à la 3ème manche du Challenge en cette fin janvier. Cette fois-ci c’est Pays de vie qui organise du côté d’Aizenay pour une CO en grande partie en forêt (tout ce que j’aime !).
Je fais équipe avec David, qui est grande forme en ce moment… Tout est donc réuni pour faire une CO correct.

Nous arrivons tôt sur le parking du centre commercial d’Aizenay. Personnellement je n’aime pas partir dans les premiers mais pas le choix, co-voiturage oblige…

Nous partons donc à 8h45. Il y a quatre cartes à effectuer en moins de 2h, deux liaisons obligatoires sur la carte 1 et 3. Je fais donc vite fait mon tracé, comme d’habitude… Puis direction les postes 3, 4, 15, 11, 12, 13, 14… Nous arrivons sur la première liaison obligatoire, les postes s’enchainent à bonne allure. Après cette liaison, je remarque une petite erreur dans mon parcours, nous allons être obligé de revenir en forêt pour taper le poste 5, bref quelques minutes de perdu. Mais la section 1 est effectuée en 28min tout de même.
Nous attaquons la section 2 toujours sur un bon rythme, rien de bien compliqué sur cette carte c’est de l’urbain. Il faut juste faire attention de ne pas oublier le poste 23 qui est excentré. 48min de course, il reste deux sections à effectuer en forêt

La carte 3 commence par un bel hors-carte (voir tracé). Nous nous recalons rapidement et l’attaque du poste 24 est bon puis enchainement sur la liaison obligatoire, 27, 28, 29, nous pensons arriver sur le poste 30 mais non c’est le 31 qui s’offre à nous (il était visible à plusieurs mètres et mon azimut n’était pas bon), demi-tour pour taper les postes 30, 31, 32, 33, 34… Nous sommes sur un rythme d’enfer, la confiance est là et j’attaque les postes 25, 35, 37, 38… Le poste 36 est laissé volontairement pour la fin.

Nous continuons sur la section 4, l’allure est toujours aussi bonne et aucun problème sur les postes 40, 42, 41, 46, 47… Peut-être un manque de lucidité à cet instant mais l’attaque sur le poste 49 est approximative, et nous tombons sur le 45 qui est plusieurs mètres plus loin… (Mer.. !). Je reprends donc mon azimut pour taper le poste 49 mais nous revenons sur le 47… Encore quelques minutes de perdu. Heureusement la troisième attaque est la bonne (ouf !). Direction ensuite les postes 48, 50, 44, 43, 39 et pour finir 36.
Nous pointons l’arrivée en 1h38, malgré le cafouillage sur la section 4, le temps nous parait pas trop mal.

Nous revenons à la voiture pour vite nous changer et ne pas attraper froid. Je refais le match pour voir si par hasard nous n’avons pas laissé de poste. Section 1 : ok, Section 2 : ok, Section 3 : Pas ok, nous avons, certainement dans la précipitation, laissé le poste 26… Pas de place sur le podium cette fois-ci, dommage.
Dans tous les cas, merci à Raid Pays de Vie, orga au top, c’est toujours plaisant de se balader en forêt à la recherche des toiles oranges et blanches…

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Mégal’O night

MégaloNight 2014

Fraîchement arrivé dans l’association, j’ai eu l’occasion de rencontrer Thierry et Thibaut Geffard lors de l’assemblée générale du 28 novembre dernier où ils m’ont proposé de faire équipe avec eux sur la mégalonight, proposition acceptée début décembre. Voici le récit de cette course :

Samedi 20 décembre. Départ : 15h00 de Cholet, Direction Azay le Rideau et plus particulièrement Cheillé, lieu de départ de cette 9ème Mégalonight. Nous nous sommes inscrits sur la cendrillon soit 6h de course d’orientation nocturne. Le Départ est fixé à 17h45. Arrivée à la salle vers 16h45 pour se restaurer, s’habiller et récupérer le doigt électronique.Nous sommes briefés. Pour cette édition, 65 balises sont à chercher réparties sur 3 cartes pour un itinéraire théorique de 35km.

Les cartes distribuées, nous traçons les grandes lignes de l’itinéraire en 5minutes et nous commençons par la balise n°170, petite mise en bouche à proximité du départ. Thibaut donne le rythme en prenant le doigt et en orientant sur les premiers postes. Les conditions météorologiques sont bonnes, pas de pluie et le temps est relativement doux pour la saison. Par contre les dernières intempéries ont rendu le terrain de jeu très gras et glissant (feuilles et arbres couchées). Les glissades risquent d’être fréquentes.

Les premiers postes s’enchaînent aisément et Thibaut me remet le doigt (176-183-182-184-185-186-187-190-189). Petite approximation sur 188 et jardinage sur la 191. Nous changeons de carte. Nous réagissons et accélérons le rythme pour pointer la 181, 192. La séquence suivante s’effectue sans encombre enchaînant azimuts et points d’attaque pertinents (193-196-198-202-206-208-210-207-212). A la moitié de ce tronçon, Thibaut a récupéré la puce.

Nous arrivons en moins de 2h au ravitaillement pour prendre une soupe chaude, quelques fruits secs et carreaux de chocolat. C’est l’occasion de discuter de la suite de notre itinéraire. Nous passons à la 3ème carte. Nous repartons en faisant une boucle pour pointer la 233, 219, 225 et la 226 sur un bon rythme mais les longues distances inter postes se font sentir physiquement. Mais Thibaut et Thierry assurent notre itinéraire donc nous sommes efficaces malgré les kilomètres qui défilent. Je récupère la puce. Les postes suivants s’enchaînent bien et nous réalisons une boucle sur cette 3ème carte (234, 238, 239,241, 244, 248, 246, 247, 245, 242), pour amorcer le retour.

Une pause s’impose à 3h40 de course. Nous avons fait une grosse séquence, Thibaut a mal au ventre. Personnellement, j’ai besoin de manger. Nous écoutons donc l’avis de Thierry et soufflons 4 minutes pour peaufiner l’itinéraire de retour, s’hydrater et s’alimenter. Thibaut récupère la puce et nous poursuivons par la 242, 237, 235. Nous allons chercher la 236 qui n’est plus là. A sa place, se trouve une rubalise avec le numéro de balise correspondant et la date de pose. Etant sûr de nous, nous enchaînons sans nous poser de questions sur la 228, 229, 230 et nous rebasculons sur la 2ème carte.

Le temps défilant, la fatigue s’accumulant, nous nous posons la question si nous sommes en mesure de tout ramasser. Nous poursuivons toutefois notre itinéraire de retour par la 227, 222, 220, 204, 200, 194, 179 que nous pointons sans grande difficulté d’orientation mais physiquement pénible. Avec la fatigue, nous nous faisons attraper à plusieurs reprises par des balises leurres, juste à côté des bonnes, mais sans incidence pour nous, elles ne sont pas gages de pénalités et nous pointons les bons postes dans la foulée.

Sur cette séquence, le décompte approche à grand pas, plus que 45 minutes et nous réfléchissons à la fin de la course et à la stratégie à adopter. Thierry récupère la puce et nous pointons la 180 et 178 puis nous nous séparons pour économiser nos forces. Nous basculons sur la carte 1. Thibaut part en écalaireur nous attendre à la 175 pour se reposer et récupérer la puce jusqu’à la fin de la course, Thierry et moi, nous partons pointer la 177 où nous confondons un chemin carrossable et une route. Nous nous rendons compte de notre erreur, nous accélérons le rythme pour aller la pointer et rejoindre Thibaut. Les 5h30 d’effort précédent dans la boue et entre les déchets d’arbres au sol se font sentir. Thibaut récupère alors la puce et enchaîne très facilement la 174, 218, 173 et 172. Thierry et moi accusons le coup dans les vignes et dans les champs traversés et j’arrive juste à rejoindre Thibaut sur le dernier inter poste entre la 172 et l’arrivée. Nous finissons cette course au sprint pour être dans les temps. Nous pointons la balise d’arrivée en 6h00 et 5 secondes. Il nous manque une balise la 171, Thibaut a hésité à aller la pointer car la pénalité était de 5 minutes et qu’il nous fallait moins de temps que cette pénalité pour aller la chercher.

Au compteur : un peu plus de 40 km. Nous ne perdons pas de temps et allons prendre une douche chaude fort appréciée. Puis nous retournons à la salle pour vider la puce . Nous avons ici la confirmation que le poste 236 n’existait pas. Nous sommes 5ème sur 75 équipes engagées avec 62 balises sur 63 possibles. Petit regret, le temps de course était de 6h15 et non de 6h00, aussi nous aurions pu faire carton plein mais cela n’aurait pas changé notre classement. Repas chaud puis retour sur Cholet à 2h45.
<Personnellement, première expérience dans l’associa tion Raid Vallée de Poupet et plus particulièrement à 3 en course d’orientation sur une distance aussi longue. Je sors de cette expérience très motivé et déterminé à progresser en orientation.

Merci à Thierry et Thibaut pour cette découverte et pour leur collaboration.

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CO Chantonnay

Samedi 29 Novembre 2014

Cette année Chantonnay Raid intègre et lance le challenge d’orientation. Comme l’an dernier, le terrain de jeu sera le bois des jarries, un terrain propice à la course d’orientation…

Pour cette CO je fais équipe avec Nathan.  Cette année, nous avons 2 cartes au 1/4000eme à effectuer en moins de deux heures. La carte A et B sont les mêmes, il y a juste les postes qui changes. Par contre il faut d’abord avoir fini la carte A avant de commencer la carte B.

Nous prenons le temps de nous changer, de saluer les têtes connus… Il y a un peu d’attente avant de prendre le départ. Je pense qu’il y a déjà beaucoup d’équipes de parties, et avec 400 personnes, il va falloir faire attention à ne pas être attirés par les loupiottes…

Bref, le départ est donné, nous devons faire un petit kilomètre avant de récupérer les cartes… Nathandonne le rythme, on est déjà à bloque, les cartes sont récupérées au bout de 4min. Il y a un poste obligatoire à prendre, on ne s’arrête pas et on file directement sur le poste 10 « dré dans le pentu ». Après 5 min à chercher son souffle dans la longue montée, nous arrivons au niveau de la balise obligatoire. Je trace le parcours sur la carte A et la CO est lancée. Nous allons tourner dans le sens des aiguilles d’une montre… Les postes 2 et 1 sont pointés sans encombre, direction le poste 13, on coupe à travers le champ et au droit dans la forêt… Je n’ai pas de repère mais nous continuions à avancer. Nous arrivons au niveau d’un gros arbre, pour moi, le poste est plus bas sur notre gauche mais sans être certain, nous descendons sur 100m et là on se retrouve à l’entrée d’un champ… Je suis complètement perdu, on remonte au niveau de l’arbre 100m plus haut et nous continuions à remonter. Nous arrivons enfin sur un chemin, je le reconnais, nous sommes arrivée par là pour pointer le poste 10… C’est bon, je suis recalé et j’entame mon attaque sur la balise 13 par la montée de terre au niveau du poste 5. Cette butte n’est pas très prononcée et je me perds encore une fois !!! Je vois que nous sommes dans le vert foncé, je prends alors mon azimut un peu l’arrache, nous jardinons encore un peu et miracle, le poste 13 s’offre à nous !!! 18min30 de perdu, je suis fou de rage… A ce moment-là, je me dis que de faire une place correct n’est plus faisable, donc maintenant on prend son temps et on oriente correctement.

Nous reprenons ensuite le gros chemin direction le poste 5 qui sera pointé très vite. Nous continuons sur 8, petite hésitation sur 14, et bonne enchainement sur 12, 9, 4, 11, 7, 3, 15, 6 qui nous amènera directement au changement de carte. Nous faisons le point, et la montre nous indique 1h06 de course. Il nous reste 54 min pour tout prendre et à première vue, la 2eme carte me parait plus longue en kilométrage. Je fais le parcours pour tout prendre, on avisera si nous sommes trop courts. Nous partons sur le poste 29, et tout s’enchaine super bien, 26, 23, 19, 28, 16 (difficile d’accès), 22, 18, 20, 25, 17 on ne perd pas de temps, Nathan cours comme un lapin. La confiance est revenue et j’attaque le poste 30 en faisant un azimut entre les deux chemins, un peu perdu, je me reprends sur la croix noire (tat de bois) où nous sommes et le poste 30 est pointé. Ensuite 24 sans problème, je veux descendre directement sur la 27 mais je rate dans mon azimut, du cout on se retrouve dans la grande montée du départ. Il faut donc tout descendre et remonter pour revenir sur l’arrivée, Nathan est cuit mais il a super bien couru. Je prends la puce pour pointer le dernier poste. 1h55, la boucle est bouclée. Nous sommes heureux d’avoir tout ramassé mais à la fois un peu dégouté d’avoir autant jardiné sur ce fameux poste 13. Nathan a les cuisses en sang, petit tour dans le camion de la protection civil pour désinfecter tout sa puis on rejoint la salle pour vider la puce et manger…
Résultat : 3eme à 3min des Frères Bailly et 1min30 des Broons. Dommage..
Merci à Chantonnay Raid, vous avez vraiment bien lancé le Challenge 2015. Bravo aux cartographes, la carte était précise et correspondait plutôt bien à la végétation